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LES « BELLES HISTOIRES » DES PAYS D’EN HAUT...
Par Bernard Bujold -
Je suis un fan de la série télé de Radio Canada « Les pays d’en haut », version moderne.
Tout comme le raconte Josée Blanchette dans sa chronique du Devoir de ce vendredi 22 février 2019, la série me rappelle à moi aussi la réalité de mon enfance racontée dans mon cas, non pas par mon grand-père, mais par mon père qui avait vécu les chantiers de bûcherons.
Les décors de la série télévisée ne sont d’ailleurs pas très loin des décors de mon enfance dans ma Gaspésie natale (Baie des Chaleurs), fin des années 50 et débuts 60.
Une époque où en campagne rurale, le manque de moyens incitait à l’invention et où trois peuples se côtoyaient: les Québécois français de souche, les anglais et les Indiens (en Gaspésie c’était la réserve de Maria).
On était très loin, en campagne, du multiculturalisme que l’on connaît actuellement aujourd’hui partout au Québec, incluant la Gaspésie.
Était-ce la belle époque?
Difficile à dire, mais c’était « l’époque » et ce fut celle de mon enfance, laquelle fut pour moi parmi les plus beaux moments de ma vie, car je croyais alors pouvoir changer le monde avec tout le romantisme de l’enfance.
C'est un peu aussi ce même romantisme qu'affichent les personnages de la série télé.
Mais le romantisme devient, en vieillissant, de l’histoire ancienne et de belles séries pour la télévision...
VOIR CHRONIQUE JOSÉE BLANCHETTE
VOIR SITE LES PAYS D’EN HAUT








LA FIN DES JOURNAUX PAPIER EN 2019
Par Bernard Bujold -
Il y a une vingtaine d'années, alors que j'étais dans la gestion des journaux papier, le meilleur kiosque de vente au Québec était celui de l'Île des Soeurs.
Ce petit point de vente était la propriété d'un vieil homme, d'origine russe, avec une forte carrure mais de courte taille.
Il y a quelques années, vers 2010, le kiosque a changé de propriétaire et un couple d'âge moyen, d'origine asiatique, a pris la relève.
C'était à peu près au même moment où les journaux papier sont entrés dans une crise de survie...
On pourrait dire que les nouveaux propriétaires n'était pas chanceux sur le plan "timing"!
Depuis le début de février 2019, le petit kiosque affiche un signe "fermé" et les quelques étagères sont à l'abandon avec en souvenir quelques piles de vieux journaux invendus.
S'il y a une conclusion, triste pour les nostalgiques de l'époque papier, c'est que l'avenir des journaux papier est définitivement moribond et du passé...
VOIR PHOTO